Animation pédagogique danse mercredi 27 janvier 2010Elisabeth Bandeira Costes Alain Fau |
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"Mamie Ouate en Papoâsie" Joël Jouanneau. Marie-Claire Le Pavec : Blupblup, c'est une île minuscule, très loin d'ici, qui dépend d'une île géante, la Papoâsie. Elle n'a plus qu'un habitant, Kadouma, il est grand, et fort, et noir. Depuis quelque temps il n'est plus seul sur son île; Mamie Ouate est là. C'est une vieille dame blanche, toute petite et qui ment avec beauccoup d'aisance. Elle n'a qu'une obsession : capturer Virginia, ce papillon si rare qu'il n'existe qu'en un seul exemplaire. Actes Sud Junior. |
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"Le Marin d'eau douce" de Joël Jouanneau Actes Sud-Papiers Superbe histoire d'enfance que livre là Joël Jouanneau. Nous sommes à Pré en Pail, c'est écrit en tout petit sur la grande carte de France, faut bien chercher, mais c'est écrit. Un âne et deux cabots doivent divertir l'Enfant. Mais ce dernier s'ennuie, il démonte la vieille horloge pour en faire un bateau et partir en mer. Il embarque sans le savoir sa " presque soeur ", Minnie, son amour, mi-sirène, mi-souris, enfermée et oubliée au fin fond du carillon. Le navire de fortune chavire, L'Enfant va devenir prisonnier des frères Grog, Hic et Blup, et se retrouver enfermé avec un presqu'Indien, l'Ardoizoo. Dans une " biographie " en fin de livre, Jouanneau avertit le jeune lecteur : " là, j'écrire cette histoire d'eau salée dans un assez bon mauvais français pour que tu la lire et tu me corriger. Le marin d'eau douce a pour seul nom « L'Enfant », et il s’ennuie si ferme dans la ferme de son petit village de Pré-en-pail qu'il en vient à penser que les jours filent et défilent sans trop lui demander son avis, et que cela ne peut continuer ainsi. Alors, un jour, à midi pile et après une belle crise d’énervement, il décide d’aller voir la mer et de devenir corsaire. À pied d’abord, à la nage ensuite, en canoë enfin, il finira par chavirer en pleine nuit dans le grand tourbillon marin, manquera se noyer, se découvrira une presque soeur qui fera battre son petit coeur, sera pris dans les mailles du filet d’une frégate-pirate où les terribles Frères Grog lui imposeront le dur apprentissage d’une vie de hors-la-loi, s'évadera grâce à l'aide d'un drôle d'ardoizoo, fera le tour du vaste monde, une odyssée plus que compliquée si l'on a oublié ses papiers. A force de volonté, contre vents et marées, notre Ulysse aux petits pieds finira par retrouver Pré-en-pail, mais dans sa tête tout sera à jamais changé : il ne sera plus « L’Enfant » et aura gagné un curieux prénom, « Ellj », à la sueur de son front et de bien des tourments. |
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"L'adoptée" L'Adoptée se déroule pendant les sept jours de la semaine, sept jours pour une rencontre. Tom, un enfant qui se gratte et se tait, déboule un jour devant la porte de Procolp, une vieille revêche. Cette dernière veut le faire décamper à coup de fouet, mais le gamin ne bouge pas. Procolp le recueille alors à contrecoeur. La première nuit, Tom fait pipi au lit, c'en est trop pour la vieille. Mais comme le gamin est malin, c'est difficile de se débarrasser de lui. Et voilà qu'au fil de la semaine, la vieille va devenir " L'Adoptée " de Tom, en permettant à certains sentiments, comme la tendresse et les larmes, de l'emporter sur la colère, l'amertume et les cris. La langue avec laquelle Jouanneau fait parler ses personnages réveille les oreilles. C'est rude, rythmé et drôle. L'auteur crée tout un jeu malicieux d'adresses au public, où la voisine, Badine, rudoie un peu les gamins-spectateurs, pour mettre en jeu de façon ludique le théâtre, dans la manière de nous présenter les personnages par exemple. La pièce se déroule à toute vitesse, et quand survient le dimanche, on serait partant pour passer une semaine supplémentaire dans cet univers. |
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"Dernier rayon" Quatrième de couverture : « Un vieil homme, Aldébaran, originaire d'un petit village, Saint-André-du-Loing propose à un enfant, son préféré, son protégé, une balade en vélo extraordinaire. Au début l'enfant rechigne, mais il est vite enthousiaste. Au cours de cette balade, Aldébaran lui apprend tout ce qu'il sait : les potins de son village, la beauté du printemps avec son cortège de fleurs sauvages, le nom de tous les oiseaux, la reconnaissance des champignons, les délicieux et les traîtres. Le vélo, c'est merveilleux et difficile, l'enfant peine, mais le vieil homme lui confie les secrets de la bécane et les ruses pour ne pas flancher. Ils pédalent si bien que les voici arrivés au dernier sommet. Et qui voient-ils ? Les plus grands coureurs du Tour de France ! Aldébaran se transforme en chroniqueur sportif, il commente à l'enfant ébloui la dernière étape. L'enfant est surexcité : il pourrait y arriver, les doubler tous, gagner la course ! Pourtant le vieil homme, si près du but, s'arrête : " On ne gagne pas contre la montre. " L'enfant est furieux. Le vieil homme trouvera des arguments pour le convaincre. Ce n'est pas gagné qui compte, ce ne sont pas ces bonheurs factices qui donnent du goût à la vie. L'enfant n'est pas tout à fait convaincu. Il comprendra lorsque la nuit tombera et qu'à la belle étoile, contre lui, le vieil homme s'endormira. » Dans cette mise en scène de 68 pages, Joël Jouanneau délivre une jolie leçon de vie donnée à un enfant par un vieil homme lors d’une promenade en vélo. Affronter le monde en oubliant sa peur et se ressourcer avec la vie qui l’entoure, faire des efforts sans relâche pour y arriver sans être continuellement à la recherche de la gloire, voilà ce que le vieil homme essaye de lui inculquer. C’est un bel apprentissage face à un monde sans merci qui se finira tout en poésie et en émotion avec une délicate réflexion sur la fin de vie. Un livre à mettre entre toutes les mains. |
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Lecture d'extraits de l'oeuvre de Joël Jouanneau : |
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-"L'adoptée" p24 à p 28 "La conjugaison.. " p 40 p 42 " ...s'aiment" - " Mamie Ouate en Papoâsie". p 14 à 17 "Des fois..On se comprend". -"Le Marin d'eau douce" p57 à 59 p73 à 79 - "dernier rayon" p 23 à 30 p56 à fin |
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Echauffement, mise en disponibilité, entrée en danse : l'écoute intérieure et l'écoute du groupe ; - Travail sur les perceptions les yeux fermés et sur la marche. |
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Situation 1 : réveil Annick Lafontaine avec support musical |
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Allongé, yeux fermés, position
confortable. Au signal, changement de position. De posture en posture se
retrouver debout. Se déplacer, yeux fermés, être à
l'écoute du groupe (bruit, contact, lumère, odeur...), à
l'écoute de soi (perceptions, impressions...).
Par deux, un guide l'autre par différentes liaisons. Par deux, un (yeux ouverts) masse l'autre (yeux fermés). Bien travailler le relâchement, les sensations yeux fermés. |
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Situation 2 : la marche |
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- Marquer les directions, les changements de directions ; analyser ce que l'on a dans le champ visuel (personnes, couleurs..). Utiliser les chemins où il n'y a personne. a) seul se déplacer ; b) idem par deux ; c) idem par quatre ; d) seul : fixer du regard un objet, marcher dans la direction de l'objet fixé, changer nettement mes directions, varier les niveau du regard : sol, plan moyen, haut ; e) par deux idem avec convergence des regards. |
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Situation 3 : les baguettes |
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a) par 2, travail sur les baguettes les yeux fermés ; maintenir les baguettes par les simples appuis des index. ; sans faire tomber les baguettes, trouver une gestuelle coordonnée, à la fois dans la proposition de directions et dans la lecture des propositions du partenaire. Varier les niveaux. b) par 2, yeux ouverts avec déplacement. |
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1°) Création d'un répertoire commun (construire des matériaux corporels) |
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Situation 4 : travail sur le déplacement, équilibre-déséquilibre |
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a) Trouver différents déplacements avec équilibre-déséquilibre - sable brûlant ou très mouvant - galet - eau ou cheville, ou taille ou épaule b) En fixer une, l'apprendre à l'autre Fixer l'enchaînement, le montrer en boucle au moins deux fois. Montrer 3 couples à la fois, en boucle avec au moins 2 répétitions ; avec support musical. |
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Situation 5 : dialogue, à partir de quelques bribes de phrases |
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Chacun est un des deux personnages, trouve un geste par bribe de phrase ci-dessous (4 gestes différents), les montre à son partenaire. Articuler ensuite ces gestes sous forme d'un dialogue gestuel. "Mamie Ouate en Papoâsie" scène 8 Les étoiles p 48 à 51. Kadouma : 1 - "mais qu'est-ce qui s'en va ?" 2 - "Laisse-moi y aller à ta place" 3 - "Ah c'est donc ça !" 4 - "dis mamie où es-tu encore partie" Mamie 1 - "Je sens que je me sens en trop dans ma peau" 2 - "Tu vois ces étoiles" 3 - "pourquoi pas" 4 - "j'y vais de ce pas" Montrer 3 couples à la fois, en boucle avec au moins 2 répétitions ; avec support musical |
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2°) Composition chorégraphie |
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Situation 6 : Création d'une phrase commune |
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Par 6. Reprendre les matériaux des 3 duos élaborés ci-dessus : - avec des déplacements équilibre-déséquilibre - avec les dialogues à partir des bribes de phrases. Construire une chorégraphie associant le travail de chacun avec la possibilité d'utiliser parmi différents procédés : - hasard ou l'aléatoire - la répétition - la combinaison : agencer, organiser, ordonner - adjonction, suppression d'éléments, accumulation - modification de l'espace, du temps, de la forme….- fragmentation : segmenter, créer des décalages… - transposition : lié à l'espace (réduire, agrandir), reporter, cadrer, au corps (tranposer un mouvement de bras à un mouvement d'une autre partie du corps, au temps : isoler, décaler, répéter, accumuler - formes : fragmenter, simplifier, épurer... Montrer 1 groupe à la fois, avec support musical. |